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Michaël :
N’as-tu pas peur de l’étiquette « sitcomédienne » ?
Rochelle : Je n’ai plus peur maintenant. C’était une barrière mais je
l’ai casée, le métier a changé aussi avec les jeunes réalisateurs. Non,
aujourd’hui, je n’ai plus peur de ça.
Pourquoi avoir accepté en 95 la série « L’un contre
l’autre » ?
Parce que c’était une autre série, ce que je pouvais plus
faire c’était « rentrer au garage, sauter sur Christian ». J’aime beaucoup faire
de la comédie mais c’était comme faire le clown dans « Hélène et les garçons ».
L’autre sitcom, c’était parfait, je n’avais pas envie de refaire Johanna, c’est
tout. En tant qu’artiste, j’avais besoin de faire autre chose.
Pourquoi as-tu rejoint « Les vacances de l’amour » en
97 ?
Parce que j’étais fauchée, et en plus, j’avais besoin de
travailler et je me suis dit que c’était en extérieur, pas du tout les mêmes
choses, c’était une autre expérience en dehors des studios et le besoin d’argent
honnêtement, ça sert à quoi d’être acteur si on ne travaille pas ? C’était
totalement différent de « Hélène et les garçons », le format est de 52 minutes,
les comédiens ont évolué …
Quelle fut ta réaction en apprenant le retour de Cricri
dans « Les vacances … » ?
J’avais un peu peur et, toujours même, que l’auteur retombe
dans les mêmes histoires, c’est tout, maintenant, j’ai été ravie de revoir
Sébastien, c’était juste une crainte par rapport au texte. Si ça évolue,
d’accord, si pas, c’est domage. Sinon, on ne s’était pas revu depuis « Hélène
et les garçons » donc c’est sympa de se retrouver.
Dans la presse, tu as dis « Pour la musique, je suis
plutôt du style rock ». C’est une ambition de sortir un album ?
J’ai fait plusieurs tentatives pour monter des groupes,
faire une maquette, entrer en studio, j’ai envie de faire de la musique, c’est
en anglais. La première fois qu’on a été voir les labels, ils nous ont dit
« c’est super si ça se fait en français », mais en français, ça donnera pas la
même chose, moi je ne voulais pas. Et puis il y a 7 ans, on me disait « mais
c’est fini le rock », alors ça ça me faisait rire, si on regarde aujourd’hui les
nouveaux groupes qui émergent. Je suis en train d’auto produire un mini album de
9 titres, on a commencé à enregistrer en studio mais je n’ai plus d’argent
aujourd’hui pour le terminer, c’est quelque chose que j’aimerai beaucoup faire
pour moi, la musique, c’est en anglais, ça ressemble pas du tout à ce qui est
commercial aujourd’hui en France.
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