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Michaël :
Peux-tu nous parler de tes premiers pas dans la comédie ?
Rochelle :
Mes premiers pas dans la comédie ? C’était au collège aux Etats-Unis, j’ai
fait des productions, on avait des troupes de théâtre, c’est là au lycée que
j’ai réalisé que c’était ça ma passion et j’ai fait plein de pièces, sur
plein de corps de métier, décoration, costumes … On avait un théâtre de 500
places, on faisait plusieurs productions par an, c’est ça qui m’a mise sur
la voie. Après j’ai été un peu mannequin, j’ai pris des cours mais j’ai su
très tôt que c’est ça que je voulais faire.
Comment
es-tu arrivé dans « Hélène et les garçons » ?
Je ne
connaissais pas du tout le monde de AB Productions, j’ai été prise par un
casting tout simplement. Aux Etats-Unis, les sitcoms ça représente vraiment
quelque chose, donc j’ai dit "oui, parfait, d’accord" … (rires).
Comment
as-tu vécu l’effet de « starisation » dû au succès immédiat de la série ?
Je n’ai pas
compris le succès et je pense que j’ai été un peu frustrée, je pensais qu’on
pouvait faire quelque chose de plus élaboré, de mieux. Et le fait que ça
marchait tout de suite, il n’y avait donc pas de raison d’évoluer, on a
gardé les mêmes choses pendant très longtemps. J’ai mal vécu l’idolâtrie, je
ne comprends pas ça, qu’on apprécie quelque chose d’accord, ça tout à fait,
mais c’était un peu énorme, ça m’a mis très mal à l’aise.
As-tu
des anecdotes des tournages de l’époque ? L’ambiance ?
Au début,
c’était des journées longues et fatiguantes, moi qui venais du théâtre et du
long métrage, c’était techniquement, enfin, … il y avait tout à apprendre,
des journées longues, les textes à la dernière minute, beaucoup de travail.
C’était une ambiance de boulot quand même, énormément de choses à faire et
j’avais l’impression d’aller au boulot. 
Pourquoi
as-tu quitté « Hélène et les garçons » après une centaine d’épisodes ?
Parce que
j’avais l’impression que ça tournait en rond, je ne prenais plus du tout
plaisir et je sentais que je ne pouvais plus le faire avec le même
engagement que j’avais auparavant, donc c’était injuste de continuer, c’était
la routine, c’était pas net de continuer si on n’a plus de plaisir. Moi j’avais
besoin de prouver aux gens du métier qu’à part les sitcoms, on peut faire d’autre
chose. Ça m’énervait la réaction des gens du métier, pas du public. Il y
avait beaucoup d’écart entre le public et le métier, j’ai arrêté, j’ai
repris les cours, j’allais à New-York, j’ai fait de nouveaux castings pour
prouver qu’on peut faire d’autres choses et j’ai réussi à faire d’autres
trucs. Je réalisais que chaque matin, on refaisait les mêmes choses dans la
série, mon rôle était fatiguant, avec beaucoup d’énergie et ça me gonflait. |
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